Une belle santé pour 2017 ? Une occasion de développer notre attention…

Une belle santé pour 2017 ? Une occasion de développer notre attention…

Une belle santé… C’est le souhait, à première vue banal, que l’on échange au soir du 31 décembre, quand on est en bonne santé, et moins banal lorsque nous sommes en moins bonne santé.

Pendant des années, si notre santé est bonne, nous prêtons peu attention au fonctionnement de notre corps et nous ne « l’écoutons » pas. Nous le pensons invulnérable ou corvéable à merci. Nous sommes sensibles au plaisir qu’il peut nous procurer et nous découvrons, à l’occasion d’une grippe ou d’une maladie saisonnière, à quel point il peut vite nous faire défaut. Voilà, en gros, l’idée que nous pouvons avoir sur la question.

Le corps est un système – ceci veut dire qu’un léger problème de vision ou de crampe peut avoir une origine toute autre – qui nous envoie des signaux (faibles) auxquels nous ne prêtons pas ou peu d’attention.

Or, ce corps nous « parle » en permanence par l’intermédiaire de nos sensations. Chaque jour, il nous informe grâce à l’envoie de signaux faibles, de notre état général.

Prenons l’exemple suivant: une douleur de type, douleur cervicale, une contracture. Bien souvent lorsque nous la remarquons, quand elle arrive jusqu’à notre « conscience » elle existait déjà depuis un certain temps. Dans cette première étape, la douleur se manifeste à certains moments et sans forcément nous en rendre compte, nous faisons des petits mouvements pour « dégripper » la nuque. Cependant, nous laissons le temps passer, nous oublions.. nous nous habituons. Cette tension permanente nous ne la percevons pas. Pourtant elle crée un stress dans le corps qui commence à se répercuter sur d’autres organes car l’organisme va tenter de s’ajuster, de compenser par différentes actions afin que nous souffrions moins. C’est l’étape où nous sommes également plus fatigué, plus irritable, mais cela aussi, nous ne le remarquons pas vraiment. Pourtant, cela a des conséquences dans notre vie quotidienne car nous supportons moins bien certaines situations dans notre vie personnelle ou professionnelles, nous sommes plus réactifs…

Peu a peu le dysfonctionnement, s’installe, nous n’arrivons plus à dormir la nuit, le problème de cervicales a « grippé » tous les muscles alentours qui sont « tendus » en permanence. A ce stade, nous souffrons beaucoup, alors notre attention est captée, voire même et du coup, monopolisée.. et nous décidons enfin d’agir…

Cet exemple simple et sans conséquence bien grave démontre à quel point nous sommes sourds et aveugles aux signaux de notre corps et parfois aux signaux tout court.

Prêter attention, prendre soin de soi  et développer cette conscience de soi, si importante, si vitale, n’est pas un réflexe que nous avons. Prendre le temps de s’écouter et de sentir son corps, repérer les tensions, les palpitations, les petites anomalies et tout de suite, rectifier un mouvement, une posture, boire un peu plus d’eau, penser tout simplement à respirer, à se dégourdir les jambes, ce sont les bons réflexes, les nouvelles habitudes à acquérir…

Dans le cadre de la maladie, les signes précurseurs sont là bien longtemps à l’avance dans de nombreux cas. Nous n’arrivons pas sur une table d’opération ou dans un centre de réanimation cardiologique, sans que notre corps n’est pris le temps de nous adresser nombre de messages auxquels nous n’avons pas prêtés attention. Des brûlures d’estomac, un essoufflement plus rapide, des migraines, des troubles de la vue, une fatigue plus importante, des picotements, des douleurs fugaces dans le bras.. une toux qui dure …

Prêter attention est une gymnastique. Il ne s’agit pas de se livrer à la paranoïa,  il s’agit juste d’apprendre à faire quelques pauses.. à certains moment et de volontairement se concentrer sur soi : « comment je respire… est ce que j’ai mal quelque part, au dos, au cou.. comment je sens mes muscles, mes articulations, suis-je fatiguée, est ce que j’ai soif? » C’est tout..

Chaque année, nous nous souhaitons une belle santé, car nous savons tous que c’est le sujet qui conditionne les autres.. Alors cette année, quand nous recevrons ce voeu, pensons au fait que la santé est un capital et que nous avons une part de pouvoir dans le fait d’être et de rester en bonne santé, pour ceux d’entre nous qui ont justement cette chance.

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